Plus de Mia Steller
0645 heures, arsenal d’Aigle, le briefing se termine. Quelques-uns se penchent encore sur une carte et repèrent à l’aide d’une réglette des coordonnées topographiques. À l’extérieur, dans les premières lueurs de l’aube, une centaine de soldats se préparent pour la cérémonie d’ouverture du Best Sniper 2018. Ils se placent en rang autour de quelques torches enflammées, le silence est rompu par le son solennel d’une cornemuse. 26 binômes venant de toutes les régions linguistiques de Suisse, mais aussi de France et d’Italie, vont devoir surpasser physiquement, techniquement et stratégiquement leurs adversaires.

Le sergent major Jean-François Villettaz est le fondateur et organisateur de la compétition, dans le cadre de l’ASSO, Association Suisse des Sous-Officiers, section valaisanne. Il nous explique qu’à l’origine, les snipers étaient des garde-chasses qui luttaient contre le braconnage en Écosse. À l’aptitude au tir de précision s’ajoutent celles de l’observation, du repérage et du camouflage. Il en est resté le terme désignant la tenue des snipers, la ghillie, qui en langue gaélique fait référence à de petits êtres capables de se changer en feuille ou en plante.

Les patrouilles sont véhiculées jusqu’à la place de tirs du Petit Hongrin, dans le secteur du col des Mosses à 1500 mètres d’altitude. Après une marche d’approche de 3,7 km, elles atteignent le secteur où les attendent des épreuves disséminées en 16 postes. Celles-ci consistent notamment en des exercices d’orientation, de reconnaissance de chars, de tir longue distance au fusil Sako, de tir au fusil d’assaut, au pistolet P220, ou encore avec un revolver de 1882. Les membres d’une équipe s’entraînent à collaborer, à se soutenir mutuellement et à tirer avantage de leurs compétences respectives. Les instructeurs leur donnent des consignes précises, les encouragent et valorisent leurs efforts et performances.

À 1800 heures, les concurrents se regroupent pour sélectionner, en fonction du nombre de points obtenus précédemment, la mission qu’ils préfèrent accomplir. Ils devront par exemple infiltrer la zone d’une possible transaction d’armes, récolter les numéros d’immatriculation des véhicules impliqués et identifier les armes vendues. Ils marcheront de nombreux kilomètres en terrain difficile et passeront la nuit embusqués en évitant de se faire repérer par l’ennemi dont le rôle est joué par les instructeurs. Une fois la mission achevée, il vont s’exfiltrer et rentrer au point de ralliement. Au terme de deux jours éprouvants, c’est une équipe de grenadiers explorateurs, tous deux militaires professionnels et membres de l’ASSO Sion, qui a fait la différence et remporté la première édition de la compétition du meilleur sniper.
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